Historique
Le Chidokai est une école de karaté dans la plus pure tradition du Shotokan. Fondé en 1954 à Tokyo par Maître Takeshi Sasaki, 9e dan, le Chidokai a été introduit en Suisse par Maître Hiroshi Nakajima, 8e dan, en 1974, envoyé officiellement par la Fédération du Japon. Peu à peu, le nombre de clubs pratiquant le Chidokai s'est développé entre Genève, Lausanne et le Valais. A Genève, le Hombu Dojo (dojo principal) se trouve au Collège de Cayla, mais on dénombre aussi les clubs du Shung Do Kwan Budo, de l'Ecole internationale, du BIT et, dans les communes avoisinantes, ceux de Veyrier et Versoix. Tous ces clubs, de même que ceux de Lausanne et du Valais sont affiliés à la Fédération Suisse de Karaté.
Comment pratique t'on le karaté dans les clubs de Chidokai?
Le principe de l'entraînement Chidokai est une étude complète est progressive des kihons de base dans le but d'acquérir de manière efficace l'équilibre physique, psychique et mental. L'apprentissage est échelonné sur 9 kyu, depuis la ceinture blanche jusqu'à la ceinture noire. Les techniques de base demandées à l'élève sont nombreuses et de plus en plus complexes, au fur et à mesure des progrès réalisés.
En effet, les premiers exercices sont plutôt statiques, pour permettre à quelqu'un qui commence le karaté de progresser par petits pas. C'est cette méthode qui a valu à son créateur, maître Sasaki le premier prix de la fédération de karaté du Japon lors du premier meeting (Nippon Budo SAI) du karaté tous styles réunis, ainsi que l'honneur de présenter ces kihons devant l'empereur du Japon.
Les exercices de coups de poings sur place comme les Kara tsuki 1, 2, 3 ou sonamba tsuki sont suivies par des déplacements de faible amplitude dans les quatre directions, comme le kihon yondosa, toujours dans le soucis de ne pas brusquer le débutant. Après quelques mois d'entraînement régulier, l'élève commence son apprentissage psychomoteur par des techniques de plus en plus variées et de difficulté croissante, comme les techniques Taisabaki et Ukekimé, les 15 kihons kata ou encore le renzoku dosa. La richesse de techniques de base est un des points forts du style Chidokai. Une fois que la base est solide, les techniques de combat et les katas sont abordés avec beaucoup plus de facilité. Tout cela a pour but d'aider l'entraîneur et l'élève à optimiser le temps consacré à l'entraînement. La structure en est précise et suivie. Il n'y a pas de place à l'improvisation.